Ce que j’aime dans la photographie, ce sont les personnes. Comment ils vivent, comment ils travaillent, comment ils perçoivent le monde dans lequel ils vivent, quelles sont leurs attentes, leurs envies et leurs aspirations et comment ils nous voient en tant qu’occidentaux.
Les sociétés à travers le monde tendent malheureusement à s’homogénéiser autour du modèle occidental centré sur le consumérisme. Je réfute l’idée que le bonheur passe par l’acte de consommation ou de passer son temps dans des centres commerciaux, que l’argent est l’étalon qui détermine le niveau de bonheur des gens.
J’ai vu plus de bonheur et de joie dans les yeux des enfants qui vivent reclus dans les montagnes d’Afrique du Sud que je n’en verrai jamais à Paris. Il est temps que nous changions notre paradigme et que nous, en tant qu’occidentaux, nous prenions enfin conscience que notre modèle n’est en aucune manière transposable à tous les pays.
La différence et l’hétérogénéité des cultures font la richesse de notre monde. Au même titre que la biodiversité, notre monde est en train de s’appauvrir à une vitesse qui semble aujourd’hui incontrôlable et inarrêtable. Il n’est dès lors que temps de sauver ce qui peut encore l’être, de documenter cette diversité qui est en train de disparaitre afin de former les souvenirs qui devront être transmis aux générations futures. Une société qui ne connait ni son histoire, ni ses origines ou ses coutumes ne peut être qu’une société en manque de repères et de bases solides sur lesquels elle ne peut construire durablement.
J’aspire à découvrir, aider à documenter et à partager ces souvenirs pour qu’ils aident plus tard ces populations d’une part, et d’autre part pour nous faire comprendre conscience à nous, occidentaux, que d’autres modèles existent, que le bonheur peut être trouvé partout et que nous ne sommes en aucune manière un modèle que tout le monde devrait adopter.
J’aimerais pouvoir me plonger au sein d’une usine, d’un champ de production, une mine ou autre située dans un de ces pays pour partager le quotidien de ces personnes et comprendre comment ils arrivent à concilier leur bonheur de vie avec leur travail. 
J’ai en effet pu souvent constater que le rapport au travail en Afrique par exemple est très différent de celui que nous avons en France ou en Europe et cela est une problématique dans les projets d’offshore menés par les entreprises qui est trop souvent ignorée ou sous-estimée. 
En prendre conscience est un enjeu tout à la fois de société et performance pour nos entreprises. Ce que je me propose de faire, c’est d’apporter les éléments qui permettront à nos décideurs de mieux comprendre les problématiques liées à leurs projets menés à l’étranger.
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